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Pour tout savoir sur l'exposition : site de l'écomusée
Alexandre Delarge, directeur de l'Ecomusée, nous parle de l'écomusée, de l'anniversaire et de la nouvelle exposition.
L’Ecomusée a 30 ans. Quelle a été son évolution ?
Alexandre Delarge : L’Ecomusée a été crée quand on a fini d’urbaniser le territoire, à l’époque où l’on pouvait dire que c’était une commune de banlieue. L’Ecomusée s’est tout d’abord intéressé au passé rural, avec des expos sur la grenouille, l’abeille, les lavandières… Nous étions plutôt tournés vers le passé. Puis vers 1991, l’Ecomusée s’est intéressé à des questions liées à la banlieue et au territoire urbain, notamment avec une expo sur la prison et une autre sur le mouvement hip-hop, qui n’était absolument pas considéré comme un fait culturel. Cela a été notre grand virage et l’Ecomusée a été réservé aux exclus de l’histoire et des musées, comme les prisonniers ou les jeunes de banlieue.
Votre musée est participatif. Pourquoi ?
A. D. : C’est tout l’enjeu de l’Ecomusée, travailler avec les habitants. Dans toutes nos expos, nous partons de la parole des gens et certaines opérations sont prises en charge par les habitants. De plus, depuis un an, nous avons une petite salle d’exposition de 90 m2 qui accueille des expos faites par les habitants, un individu ou une association. Nous avons également des ateliers artistiques animées par une plasticienne, avec des scolaires et des adultes, qui aident les amateurs à s’exprimer à travers une pratique artistique.
Parlez-nous de l’expo Et surtout des histoires, qui marque les 30 ans de l’ecomusée.
A. D. : Nous fêtons nos 30 ans. L’expo Et surtout des histoires, sous-titrée Les 30 ans de l’Ecomusée, tisse les fils de toutes les histoires qui ont construit la banlieue, l’Ecomusée, Fresnes, le Val de Bièvre. Histoires de vie, d’objets, de rencontres, d’institutions… et surtout des histoires rêvées. Pour révéler la richesse des objets du quotidien de la banlieue, nous avons donc sorti des objets de nos réserves et à travers ces objets de collection, nous avons décidé de raconter des histoires de territoire, à la fois Fresnes et le Val de Bièvre. Pour chaque objet, nous racontons quatre histoires, avec quatre textes, quatre niveaux de lecture. Les visiteurs iront d’un objet à l’autre, ils pourront picorer. |