Nouvelle vague de transferts d’équipements culturels vers Grand-Orly Seine Bièvre

Depuis le 1er janvier 2018, l’Établissement public territorial (EPT) Grand-Orly Seine Bièvre assure la gestion de 11 équipements culturels supplémentaires. Des transferts souhaités par trois communes du territoire, où ils sont implantés, et consécutifs à la définition des équipements d’intérêt territorial.

L’EPT a désormais la charge de 45 équipements culturels. Aux 34 dont elle avait déjà la responsabilité – héritage des anciennes communautés d’agglomérations – se sont ajoutées 11 structures. Ces nouveaux transferts sont devenus effectifs le 1er janvier. Ils font suite à une délibération du Conseil communautaire du 7 novembre 2017 : elle a défini les équipements d’intérêt territorial en matière de culture et de sport. Ablon-sur-Seine, Villeneuve-Saint-Georges, et Viry-Chatillon ont ainsi transféré certains de leurs équipements culturels, soit 1 théâtre, 1 conservatoire, 1 équipement de danse, 1 de musique, 1 d’arts plastiques, 1 ludo-bibliothèque, et 5 médiathèques.

Bouillons de culture
« Ce sont vraiment les communes qui ont choisi de transférer certains de leurs équipements vers l’EPT. Avec, forcément, une volonté de plus-value et de mutualisations, à terme », décrit Magali Le Touzo, directrice du pôle Équipements culturels pour Grand-Orly Seine Bièvre. Il s’agit de faire une proposition culturelle à la fois de proximité et en réseau. Le service culturel raisonne donc à l’échelle des bassins de vie. « Par exemple, les équipements de Villeneuve-Saint-Georges et de Viry-Chatillon sont rattachés au réseau des Portes de l’Essonne : c’est un bassin de vie cohérent en termes de proximité géographique, donc de circulation des publics, etc. », explique Magali Le Touzo.

Dialogue à trois
Qu’impliquent ces transferts ? Ils sont purement administratifs : l’EPT assure la gestion de l’activité, des personnels, des budgets… La politique culturelle reste, elle, de la compétence des villes. « Elles gardent leurs voix prioritaires sur la programmation et l’insertion des équipements dans leurs politiques culturelles », assure Magali Le Touzo. « Nous sommes en fait dans un dialogue à trois : le directeur d’équipement fait des propositions de programmation qui sont travaillées avec la ville dans le cadre de ses objectifs en matière culturelle. L’EPT veille à ce que ces propositions soient adaptées aux budgets, aux moyens pouvant être mis à disposition. »

Photo : Conservatoire de Villeneuve-Saint-Georges / Joël Fibert