Lutte contre la précarité énergétique : un dispositif expérimental est lancé

En ce début d’année 2018 est lancé sur le territoire le « Service Local d’Intervention pour la Maîtrise de l’Énergie » (Slime). Les 6 communes du sud du territoire (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Oge, Viry-Chatillon) sont concernées par ce dispositif qui vise à lutter contre la précarité énergétique avec l’appui du service intercommunal d’insalubrité.

C’est une première sur le territoire. Lancé dès janvier 2018, le dispositif Slime sera expérimenté jusqu’au 1er novembre 2018. « Il pourra être reconduit et, pourquoi pas, à terme, étendu à d’autres villes dans le cadre de l’élargissement éventuel du service Insalubrité-habitat indigne », prévient Régis Pluquet, responsable de ce service.

Pour l’heure, le Slime couvre 6 communes : Athis-Mons, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, et Viry-Chatillon. L’objectif est de mieux agir en réseau, à l’échelle de l’Etablissement public territorial (EPT) et avec les communes, contre la précarité énergétique. Ce phénomène touche 5 millions de ménages en France selon l’Observatoire National de la Précarité Énergétique. Les foyers les plus modestes sont les plus affectés.

Détecter les « invisibles »

Pour le service Insalubrité de l’EPT, il s’agit de détecter « les personnes qui passent sous les radars, les invisibles », explique Régis Pluquet. « 25 ménages seront ciblés d’ici novembre 2018, à nous de les trouver. Sont visés les locataires comme les propriétaires, le parc social comme le parc privé. Nous raisonnons à l’occupant. » Les services sociaux – CCAS, CLIC, ou MDS – agissent en « véritables lanceurs d’alerte », précise-t-il. Avant de rappeler : « Notre action dans le cadre du Slime s’inscrit dans la continuité de ce que nous faisons depuis 10 ans, déjà du temps de la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne. Les ménages touchés par l’habitat indigne, par des problèmes d’insalubrité, rencontrent généralement aussi des problèmes de précarité énergétique : si l’enveloppe du logement n’est pas bonne, il y a des problèmes énergétiques, mais des gestes au quotidien peuvent également produire des effets sur la consommation d’énergie. »

Diagnostiquer et prescrire

Si le Slime permet d’intervenir par l’angle de la précarité énergétique, c’est finalement le mal-logement, de manière globale, qui est traité. Raison pour laquelle le service Insalubrité a répondu en septembre 2017 à l’appel à projet lancé par le Comité Local des Énergies Renouvelables, label Slime à la clé. « Dans ce cadre, si un problème est constaté lors d’une visite, nous donnons des conseils sur les éco-gestes. Nous délivrons aussi un rapport à l’occupant. Et, avec son accord, en cas de vraie problématique technique, une fiche de liaison est transmise à l’Agence Nationale de l’Habitat, à l’Agence Départementale de l’Information sur le Logement, et/ou à d’autres organismes », dépeint Régis Pluquet. Tout se fait bien sûr dans le cadre de la loi. Une autorisation est nécessaire pour inspecter les habitations. Un budget modeste EPT peut être proposé pour l’installation de petits équipements régulant la consommation.